Mieux comprendre l'après cancer du sein chez les femmes jeunes

A l'occasion d'octobre rose, découvrez l'étude menée par le Centre Georges-François Leclerc de Dijon auprès de femmes diagnostiquées pour un cancer du sein.

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Si les progrès médicaux permettent aujourd’hui à un nombre croissant de femmes de surmonter un cancer du sein, l’après-cancer reste un défi majeur. Pour les patientes de moins de 40 ans, les questions de sexualité, de fertilité et de qualité de vie occupent une place essentielle dans le parcours de reconstruction. 

Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez la femme et la première cause de mortalité prématurée féminine. Si les traitements permettent d’améliorer constamment les chances de survie, de nombreuses femmes jeunes doivent faire face à des conséquences durables liées à la maladie et à ses traitements. 

Parmi les difficultés rencontrées figurent la sexualité, les interrogations sur la fertilité, mais aussi les répercussions psychologiques, sociales et professionnelles. Chaque parcours étant unique, l’impact de la maladie varie fortement d’une patiente à l’autre, soulignant la nécessité d’une prise en charge individualisée.

Dans cette perspective, le Plan cancer 2014-2019 encourageait déjà une approche globale et personnalisée, permettant à chaque femme de devenir pleinement actrice de sa prise en charge. C’est dans ce contexte que le Centre Georges-François Leclerc (CGFL) de Dijon a conduit, entre 2020 et 2021, une étude épidémiologique auprès de femmes âgées de moins de 40 ans diagnostiquées pour un cancer du sein.

Le projet a combiné une approche quantitative et qualitative. Dans un 1er temps, des auto-questionnaires ont permis d’évaluer différents aspects du quotidien des patientes : fonction sexuelle, fertilité, qualité de vie relative à la santé, anxiété, dépression, soutien social, précarité individuelle ou encore réinsertion professionnelle.

Dans un second temps, des sociologues spécialisés dans le domaine de la cancérologie ont réalisé des entretiens approfondis auprès de 30 femmes. Ces échanges ont porté sur leur parcours de soins, le vécu de l’impact des traitements sur leur santé sexuelle, l’information reçue concernant les effets secondaires des traitements sur la sexualité et la fertilité, ainsi que les pistes d’amélioration de l’accompagnement après la maladie.

L’ambition de cette étude est multiple : fournir aux professionnels de santé des indicateurs favorisant une prise en charge personnalisée, mieux informer les patientes dès le diagnostic, et contribuer à une meilleure qualité de vie pendant et après les traitements.

Menée par le Centre Georges-François Leclerc à Dijon, cette étude a bénéficié d'un soutien de plus de 126 000 euros du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER).
 

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